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Entretien professionnel temps partiel : obligatoire ?
Oui. Tous les salariés à temps partiel sont concernés par l’entretien professionnel obligatoire, sans condition de quotité. Un salarié à 17 heures par semaine a la même obligation d’entretien qu’un salarié à 35 heures. L’article L. 6315-1 du Code du travail ne distingue pas temps plein et temps partiel. Cas particulier : un salarié multi-employeurs (deux employeurs ou plus) bénéficie d’un entretien chez chacun d’eux - chaque employeur a son obligation distincte. Périodicité, thématiques et compte-rendu sont identiques.
Oui, sans condition de quotité
L’entretien professionnel obligatoire s’applique à tous les salariés en contrat de travail, sans distinction de durée hebdomadaire. L’article L. 6315-1 du Code du travail, qui pose l’obligation, ne mentionne aucune quotité minimum. Un salarié à 4h par semaine, à mi-temps (17h30), à 80 % (28h) ou à 90 % bénéficie du même droit qu’un salarié à temps plein.
L’idée intuitive qu’une « petite quotité » dispenserait l’employeur n’a aucun fondement légal. En pratique, dès lors qu’un contrat de travail existe - peu importe le nombre d’heures - l’obligation pèse sur l’employeur d’organiser l’entretien à l’échéance.
Cette règle vaut aussi pour les contrats spécifiques à temps partiel : CDD à temps partiel, contrat d’apprentissage à temps partiel, contrat de professionnalisation à temps partiel. Tous sont concernés.
Même rythme que pour les temps plein
Le rythme de l’entretien professionnel ne change pas selon la quotité du contrat. Depuis la réforme du 24 octobre 2025, les règles s’appliquent uniformément :
- Premier entretien : dans l’année suivant l’embauche.
- Périodicité courante : tous les 4 ans.
- Bilan récapitulatif : tous les 8 ans.
Un salarié embauché à 50 % il y a 18 mois doit avoir eu son premier entretien dans les 12 mois suivant l’embauche - exactement comme un temps plein. Pour le détail des règles et des cas de transition entre l’ancien et le nouveau régime, voir la périodicité de l’entretien professionnel.
Aucune décote de fréquence n’est admise au motif de la quotité. Aucun accord d’entreprise ne peut prévoir un entretien « tous les 8 ans pour les temps partiels » : la base légale ne le permet pas.
Cas particulier : les salariés multi-employeurs
C’est le cas le plus souvent mal compris. Un salarié qui travaille à temps partiel pour plusieurs employeurs (par exemple : 50 % chez vous, 50 % chez une autre entreprise) bénéficie d’un entretien professionnel chez chacun de ses employeurs.
Chaque employeur a son obligation propre, indépendamment de ce que fait l’autre. Vous ne pouvez pas vous décharger en supposant que « l’autre employeur l’a déjà fait » - l’entretien chez l’autre ne couvre que la relation avec l’autre, pas la vôtre. Inversement, vous n’avez pas à connaître ce qu’a fait l’autre employeur.
Conséquence concrète : un salarié à mi-temps dans deux entreprises aura, à terme, deux comptes-rendus distincts archivés - un par employeur. Cela peut sembler redondant ; c’est le régime légal.
Adapter la trame au temps partiel
Les 5 thématiques obligatoires restent identiques : compétences mobilisées, parcours, besoins de formation, souhaits d’évolution, information CPF/CEP. Aucune n’est à retirer ou à raccourcir au motif que le salarié n’est présent que quelques heures par semaine.
Ce qui peut s’adapter, c’est l’organisation pratique :
- Le créneau : caler l’entretien sur une journée travaillée - un entretien programmé un jour où le salarié n’est pas présent l’oblige à venir hors planning, ce qui doit être rémunéré comme temps de travail effectif.
- La durée : la loi ne fixe pas de durée minimale. Comptez 45 minutes à 1h30, comme pour un temps plein. Un entretien expédié en 15 minutes « parce que c’est un petit temps partiel » ne couvre pas les 5 thématiques et ne tient pas en cas de contestation.
- Les modalités : présentiel ou visio sont admis, mêmes règles que pour un temps plein.
La trame écrite - qui sert de base et de compte-rendu - peut être strictement la même que pour vos salariés à temps plein. Seul le contenu de l’échange s’ajuste à la réalité du poste.
Questions fréquentes
Un salarié à 17h par semaine a-t-il vraiment droit à un entretien professionnel ?
Oui. L’article L. 6315-1 ne fixe aucune quotité minimum. Un salarié à 17h, 10h ou même 4h par semaine bénéficie de l’entretien professionnel dans les mêmes conditions qu’un temps plein : même périodicité (4 ans), mêmes 5 thématiques, même compte-rendu signé.
Si mon salarié est aussi à temps partiel ailleurs, dois-je quand même faire l’entretien ?
Oui. Chaque employeur a son obligation, indépendamment. Le fait qu’un autre employeur ait organisé un entretien chez lui ne vous décharge pas du vôtre. Vous devez organiser, formaliser et archiver votre propre entretien - qui ne porte que sur la relation de travail avec votre entreprise.
Puis-je faire un entretien plus court pour un salarié à mi-temps ?
La loi ne fixe pas de durée, donc rien ne l’interdit formellement. Mais un entretien doit couvrir les 5 thématiques obligatoires de manière sérieuse pour produire un compte-rendu défendable. Comptez 45 minutes à 1h30 quelle que soit la quotité - c’est moins une question de durée légale que de qualité de la trace écrite.
Sources
- Code du travail, article L. 6315-1 - Légifrance.
- Loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 (« loi seniors »).
- Service-Public.fr - fiche entretien professionnel.
Temps plein, mi-temps, multi-employeurs : la même obligation, la même charge administrative.
Que vos salariés soient à 17h, à mi-temps ou à 35h, les dates à tenir, les convocations à envoyer, les comptes-rendus à archiver sont identiques. Ekipal centralise tout cela pour les TPE & PME jusqu’à 99 salariés sans DRH : tableau de bord clair, convocations automatiques, comptes-rendus pré-remplis, archivage 6 ans. À partir de 2 € HT/salarié/mois en engagement annuel, démarrage en moins de 10 minutes.
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